Nos origines culturelles: Rome, Athènes et Jérusalem

Photos: La louve romaine (Avenches), le Parthénon (Athènes) et le Mur des Lamentations (Jérusalem) 

Voici ci-dessous un commentaire succint, un survol du document que j'ai créé et exposé ci-dessus. En effet, il n'est pas si facile de réaliser un résumé simple de toute une civilisation: cette dernière n'est jamais en soi-même ni uniforme, ni monolythique, puisqu'elle évolue dans l'espace et dans le temps. Néanmoins, il est possible de tirer certains principes et certaines caractéristiques propres à chacune de ces trois civilisations dont nous sommes tous tributaires principalement. Voici donc dans les grandes lignes: 

1. Rome:

Les Romains, ce sont entre autres l'ordre, l'organisation, la force militaire et politique, et le formalisme que l'on retrouve jusque dans l'épigraphie latine en général très stéréotypée. C'est ce que symbolise le carré qui exprime en définitive ce caractère romain pratique, réaliste et puissant. Carrés sont par exemple les camps militaires et les insulae des villes. C'est l'organisation architecturale typique d'une ville avec ses rues à angles droits (en cardo et decumanus: le tissu urbain avec ce fameux plan en damier).

De plus, la couleur rouge symbolise aussi les guerres inlassables que les Romains ont menées et qui leur ont concédé la suprématie militaire sur tout le bassin méditerranéen grâce à une armée professionnelle et disciplinée, grâce aussi à l'usage du fer, car ils ont su d'ailleurs toujours exploiter leurs victoires militaires à leur avantage. En effet, ils ont su créer un vaste empire et susciter la PAX ROMANA, la fameuse paix romaine et ainsi réduire la Mer Méditerranée en une mer intérieure, le MARE NOSTRUM, notre mer.

Les Romains se sont fortement inspirés des Grecs dans le domaine de la mythologie, de la littérature, du théâtre, de la poésie épique et lyrique, en préférant cependant la comédie à la tragédie. Leurs orateurs ont presque surpassé les Grecs, puisqu'on se souvient encore plus souvent, par exemple, de Cicéron ou de Jules César que de Démosthène...

Ils ont même adopté le culte grec tout en le modifiant: ils ont pour déesse Roma, la personnification de l'Empire Romain et Auguste est honoré comme un dieu. L'art de la mosaïque d'inspiration religieuse y trouve son essor.

Le caractère réaliste des Romains se retrouve aussi dans les sculptures avec cette attention particulière du détail et ce réalisme des visages. La classe aisée a le goût pour les objets d'art, la bijouterie, l'orfèvrerie et la verrerie, la poterie ornée de reliefs (sigillées), ainsi que pour la gravure sur pierres fines et en médailles (monnaies et médaillons).

Ce réalisme ressort encore jusque dans l'idéal politique qui a pour but l'expansion territoriale et le rayonnement de la culture romaine. Grâce à ses fonctionnaires qui gèrent les terres conquises, Rome fonde des villes qui sont les centres de contrôle politique, aussi bien que des centres commerciaux, financiers et culturels. Elle crée un modèle de société fondé sur les différences sociales entre hommes libres et esclaves.

Lucrèce, Cicéron et Sénèque représentent le corpus de la philosophie romaine: eux-mêmes ne se préoccupent pas trop des théories sur l'origine et la constitution de l'univers: leurs apports furent fondamentalement à travers de l'étique, de la morale et de la philosophie du comportement. En poésie, après Lucrèce, Catulle et Horace, Ovide fut d'avantage didactique et individualiste.

La période culminante de Rome est bien celle des 12 césars (de Jules César à l'empereur Domitien, comme l'écrivait Suétone): elle se place donc au début de notre ère. Les règnes de Trajan et de son successeur Hadrien (117-138) correspondent à l'expansion maximale de l'Empire Romain. Durant cette période s'initie aussi de manière progressive ce renouveau artistique et littéraire, en son contenu, et ce renouvellement des moeurs également, tous deux insufflés par le christianisme naissant.

Le legs des Romains:

Le droit romain par exemple continue de régir nos lois, la langue latine aussi continue d'interférer dans nos vie, elle qui est la base de la plupart de nos langues européennes (français, espagnol, portuguais, italien, roumain, etc.). Nous devons aux Romains notre calendrier (dit julien), aussi bien que notre alphabet et les chiffres... romains! Nos institutions s'en inspirent fortement. Sans oublier que beaucoup de nos us et coutumes de la vie quotidienne et religieuse actuels conservent encore la trace de Rome.

Les Romains nous ont transmis leur sens pratique. En architecture par exemple, ils utilisent un procédé de construction rapide et économique, la brique, avec l'emploi fréquent et hardi des arcs, voûtes et coupoles. Il en ressort tous les temples, amphithéâtres, cirques, forums et basiliques que nous connaissons. Les aqueducs aussi avec l'utilisation de l'eau pour son usage public: thermes, fontaines et égouts. Système de chauffage perfectionné: l'hypocauste. Ils ont inventé l'arc, la grue, la poulie et les machines de construction. Vitruve, le théoricien de l'architecture romaine (1er s. av. J.-C.) inspira Palladio au 16ème siècle.

Le sens pratique des Romains se retrouve aussi dans le commerce: ils étiquètent les aliments sur les amphores par exemple; et même jusqu'en littérature: Virgile combine les deux épopées grecques (Iliade et Odyssée) en une seule (l'Enéide).

Très terre-à-terre, les Romains se sentent attirés par la campagne et par le monde agreste, plus que pour la vie citadine et le monde maritime en général. Cela peut même expliquer pourquoi les premiers chrétiens de Rome ont abandonné l'ancre, comme symbole chrétien, justement parce qu'ils ont si peu eu le goût de la mer...

Les Romains, hommes pratiques par excellence, ont su créer un réseau routier impressionnant tout autour de la Méditerranée formant une infrastructure que nous réutilisons de nos jours encore en bonne partie.

Il est à noter pour terminer l'apport de la médecine scientifique (dès la fin du 3ème siècle av. J.-C.) promue à vrai dire par des médecins professionnels venant du monde hellénistique.

Le legs des Romains, c'est la culture gréco-romaine. De l'Empire Romain surgit également le christianisme.

2. Athènes:

Les Grecs, quant à eux, sont aussi bien un ensemble de cités-états (polis) et de colonies indépendantes les unes des autres (Athènes, Sparte, Thèbes; Syracuse et Grande Grèce, Marseille, etc.) que le développement de la culture encyclopédique (comme l'indique bien sa traduction littérale, c'est l'éducation circulaire, qui embrasse un cercle entier, c'est-à-dire une éducation complète). Les Grecs, ce sont donc, entre autres, la soif de savoir et le désir de connaître la sagesse, ce que représente bien le cercle en général. En Europe également ce sont les premiers penseurs et philosophes (voir les fameux 7 sages), les premiers poètes et dramaturges, les premiers historiens et scientifiques. Les Grecs sont bien les premiers parmi les peuples indo-européens à avoir laissé une marque de qualité durable, uniforme, au niveau international.

La couleur verte est là pour montrer le départ, le feu vert, de cette recherche artistique et intellectuelle qui s'est initiée en Europe et cette croissance naturelle des principes créateurs de notre société. La liberté et la démocratie sont les apports les plus importants de la culture grecque à la pensée politique. La Grèce permit la liberté de pensée et d'expression, tant politique que philosophique, à un nombre restreint de citoyens certes, mais elle le permit. N'oublions pas que les femmes et les esclaves ne comptaient pas politiquement, c'est pourquoi les régimes grecs s'apparentaient d'avantage à des aristocraties. Néanmoins Athènes a été assurément la plus libérale de toutes les cités grecques, même si on peut se demander cependant pourquoi ils ont mis à mort Socrate, s'il y avait entre les citoyens une totale liberté d'expression et de pensée.

Les Grecs étant généralement réflexifs et philosophes, l'art est synonyme de proportion, d'équilibre et de perfection. Dans l'éducation de même le sens de l'utilité n'est pas importante, elle n'est pas essentielle, sinon plutôt la beauté dans son sens idéal, d'image souhaitée ou désirée.

Les objets d'art étaient appréciés. Les sculptures aux formes humaines sont idéalisées et suivent un canon, souvent de personnes complètement nues, représentant l'idéal grec. L'art se caractérise donc par la recherche de la beauté et de la perfection. Phidias s'est fait connaître non seulement par ses sculptures, mais encore pour avoir été chargé de tous les projets de construction de l'Acropole d'Athènes.

Inutile d'insister non plus sur l'importance de la mer pour les Grecs: ils sont constructeurs de bateaux, non de routes. Leur vocabulaire maritime est pour ce faire très développé, leurs flottes aussi. Le bronze reste d'ailleurs le principal métal utilisé. La soif des découvertes, comme les nécessités pratiques, les poussent à voyager au loin, tant dans l'imaginaire comme dans la réalité: et ce, depuis les péripéties d'Ulysse jusqu'à la conquête du Moyen-Orient par Alexandre le Grand (expansion territoriale maximale en 323 av. J.-C, unifiant pour un temps très court l'Occident à l'Orient).

Les 5ème et 4ème siècles avant J.-C. sont la période-clé de la Grèce antique dont l'apogée se situe bien au Siècle de Périclès (temps qui n'a en fait pas duré un siècle, mais seulement un demi-siècle au maximum, de 479 à 429 av. J.-C.) avec Athènes qui restera pour toujours cette Grèce de la Grèce.

Le legs des Grecs:

La langue française abonde en expressions et en mots issus de la langue et de la mythologie grecques: un amphitryon (un hôte qui offre à dîner), un béotien (une personne lourde et grossière), le talon d'Achille (un point faible), riche comme Crésus (exrêmement riche), etc. La langue grecque, dérivée du phénicien, donnera naissance entre autres au latin, au cyrillique et au copte.

De plus, nous avons les colonnes en pierres de la Grèce antique et leurs styles, copiés par les Romains: le dorique, l'ionique et le corinthien. Le goût pour l'exercice du corps reste bien actuel, ainsi que les jeux olympiques que nous leur devons! Leur céramique aussi qui s'est mieux conservée que leurs trésors d'or et d'argent, que les statues des temples, etc.

L'amour des Grecs pour la musique a servi d'émulation aussi pour leurs recherches scientifiques. Nous utilisons leurs mathématiques (chères à Pythagore, Thalès de Milet, Archimède, Euclide et Démocrite avec sa fameuse notion de l'atome); nous utilisons aussi leurs systèmes de mesure des longueurs. Nous gardons les bases de la géométrie et de l'arithmétique (Pythagore), de l'astronomie (où Aristarque de Samos détermina que le soleil est le centre de l'univers), aussi bien que les bases de la médecine (avec Hippocrate et son fameux serment) et de l'histoire même (avec Hérodote considéré à juste titre comme le père de l'histoire).

Le legs des Grecs est donc considérable en de nombreux niveaux.

N'oublions pas en premier lieu les principes de démocratie et d'organisation sociale (avec Clistène, Éphialtès et Périclès).

De plus, nous conservons leurs temples, leurs héros et leurs légendes. Le théâtre reste marqué par les figures d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide. S'ils sont pénétrés du sentiment du sacré, la frontière entre la religion et la superstition est pour eux souvent indécise. D'une manière générale on peut dire que le polythéisme tend beaucoup plus à dégénérer en superstition qu'à élever le niveau moral de la foule.

Néanmoins, on considère les Grecs libres comme les pères de la philosophie et les premiers scientifiques, parce qu'ils tentèrent de donner une explication rationnelle aux phénomènes naturels sans recourir à la religion ou à la magie. En philosophie ils se donnèrent pour but l'interprétation rationnelle de l'univers et de la nature (avec Socrate et Platon, son disciple, et Aristote, disciple de Platon). On parle maintenant de philosophies platonicienne et aristotélicienne. Comme Platon avec son Académie, Aristote a aussi eu une énorme influence comme fondateur du Lycée d'Athènes, de l'Ecole Péripatéticienne, lui qui aimait enseigner en déambulant: il est le père fondateur de la logique et de la biologie.

N'oublions pas non plus, pour terminer, l'importance de l'art à la période hellénistique (de 323 av. J.-C. jusqu'à la conquête romaine) avec les centres artistiques comme Alexandrie (en Egypte), Antioche (en Syrie), Halicarnasse, Ephèse et Pergame (en Asie Mineure) et les oeuvres de cette période qui restent encore célèbres de nos jours: la Vénus de Milo ou la Victoire ailée de Samothrace ou l'autel du temple de Zeus à Pergame. De plus, Philostrate (3ème-2ème siècles av. J.-C.) fit connaître plus tard à Andrea Mantegna (durant le Quattrocento italien) et à Rubens (16ème-17ème siècles de notre ère) l'oeuvre des peintres grecs oubliés, d'Apelle à Zeuxis.

La Grèce a donc eu surtout un rayonnement intellectuel: son influence morale, intellectuelle et littéraire reçu un accroissement nouveau avec l'arrivée des Romains. Elle garda ses jeux et Athènes ses écoles. Le voyage en Grèce a toujours été le complément d'une bonne éducation romaine. L'empereur Hadrien surtout fut tenu pour le restaurateur de la Grèce dont le malheureux déclin suscita, finalement et heureusement, la fondation de Constantinople.

3. Jérusalem:

Les Hébreux, aussi appelés Israélites ou Juifs suivant la période historique concernée, restent un peuple à part. Ils jouissent réellement d'une situation particulière, en formant cette nation d'Israël, fascinante et intrigante, puisque leurs lois morales dépendent directement de Dieu. Ils puisent de la révélation divine aussi bien leurs lois divines (Exode 20), que leurs lois sacerdotales (Lévitique) et leurs lois civiles (Deutéronome). 

La Torah pour les Juifs est une référence absolue, parce que toute leur société tourne autour d'elle: elle est la base de leur éducation (enseignement des rabbins pour les étudiants les plus intelligents et lecture de la Torah pour tous dans les synagogues); elle est la base de leur justice, la source de leurs commentaires (comme le Midrash ou le Talmud) et aussi source de leur inspiration artistique (chants et danses notamment), jusqu'à la raison d'être de la recherche cabalistique...

L'étoile de David manifeste bien symboliquement la monarchie unifiée d'Israël au 10ème siècle avant Jésus-Christ, ce royaume de David et de Salomon, point fort de l'histoire hébraïque, qui n'a duré que 80 ans, le temps de nous laisser pour l'instant plus de traces littéraires qu'archéologiques. Néanmoins, la stèle de Mérenptah (vers 1210 av. J.-C.) atteste de la présence d'une population appelée Israël en Canaan, de même que la stèle de Tel Dan démontre l'existence du roi David et de sa maison.

Grâce à l'hébreu écrit, langue sémitique ressuscitée par le volontarisme des pionniers qui ont construit villes et villages, les Juifs ont survécu à la diaspora (dispersion à l'extérieur de la Terre d'Israël), en conservant leur langue et leurs coutumes, face aux multiples persécutions et pogroms (actes de violence antisémites) qu'ils ont dû subir, sans parler de l'Holocauste. Malgré leur dispersion géographique et sans communauté territoriale depuis l'an 70 jusqu'à ce fameux 14 mai 1948, date de la création de l'Etat d'Israël en un seul jour, ils forment néanmoins un ensemble singulier: c'est pour cela qu'il est possible de parler de civilisation hébraïque.

La couleur jaune démontre la lumière, la foi, la vie intérieure et précieuse pour l'homme et pour l'humanité: c'est bien la lumière de la révélation divine, cette sagesse d'en-haut bien plus précieuse que l'argent ou que l'or. Le peuple juif est toujours porteur de messages, de témoignages et d'un appel prophétique: c'est d'ailleurs aussi l'unique démocratie dans tout le Moyen-Orient.

Le legs des Hébreux:

Le legs archéologique des Hébreux semble moins notoire que leur legs spirituel, même si son importance ne cesse de croître actuellement vu le rythme croissant des fouilles archéologiques effectuées en Israël.

Ce qu'ils nous ont transmis avant tout est la Torah qui formera le Pentateuque de l'Ancien Testament de la Sainte Bible, le Livre des livres, ce livre inestimable. Deutéronome par exemple existait déjà bien longtemps avant le droit romain; il a servi de base aux gouvernements civils, incluant ceux dits démocratiques.

N'oublions pas non plus toute la tradition judéo-chrétienne, chère à l'Occident. Le judaïsme est la source de l'iconographie chrétienne, de même que l'Europe a hérité de lui ses fêtes les plus importantes, comme Pâques par exemple. Dieu a parlé d'abord à son peuple par la Loi, puis s'est présenté lui-même aux siens en la personne vivante du Messie, avant que son message de vie ne se répande grâce à son Esprit par tout le bassin méditerranéen et finalement jusqu'aux confins du monde.

De plus, il est à relever que le christianisme a sauvé la culture classique, dite gréco-romaine, et qu'il a préservé la culture en général, non seulement durant tout le Moyen-Âge, mais aussi ensuite au siècle des Lumières et même jusqu'à nos jours avec le renforcement des libertés tant individuelles que politiques.

Bons négociants pour avoir été nomades, obligés à s'adapter sans cesse pour avoir été aussi persécutés, les Juifs sont excellents dans bien des domaines. Il suffit de voir, par exemple, la liste des Prix Nobel: selon les calculs, pratiquement un cinquième, voire un quart des prix attribués le sont à des personnes d'origine juive, parmi lesquelles mentionnons seulement à Albert Einstein (sciences) et à Ludwig Wittgenstein (philosophie). Cependant, leur tenacité peuvent se transformer en intransigeance et leur élection en orgueil parfois, sinon assez souvent même, pour se croire les meilleurs.

Surtout de par son rayonnement spirituel, Jérusalem est donc bien le carrefour des civilisations. Elle réunit à elle seule toutes les trois religions monothéistes mondiales: judaïsme, christianisme et islam. Les Juifs savent également que, dans le futur, elle rassemblera même sur son sol toutes les nations du monde, lors des différentes fêtes annuelles, comme ils ont été bénis par un ancêtre commun, Abraham, s'ils ajoutent foi à son témoignage. Ce qui touche à Israël a ainsi un impact dans le monde entier, vu la vocation internationale de Jérusalem: cela sera encore plus évident lors de la prochaine 3ème Guerre Mondiale, par exemple, lorque toutes les nations viendront combattre Israël lors de la fameuse bataille d'Harmagédon (ainsi même que mille ans plus tard, lors de la 4ème et dernière Guerre Mondiale, comme le révèle l'Ecriture Sainte, Jérusalem sera également pour la seconde fois au centre du conflit mondial).

CONCLUSION:

Ainsi, il vaut la peine de ne pas oublier nos origines culturelles, vu qu'elles sont la base de notre raison d'être tant individuelle que communautaire. Elles nous aident réellement à comprendre notre présent et notre futur, si on se fonde sur une bonne connaissance de notre passé.

L'Europe surtout (comme aussi les États-Unis d'Amérique, qui ont été façonnés historiquement et en bonne partie par l'Europe) a besoin de renouer avec ses propres racines. Ses origines culturelles reposent principalement sur ces trois piliers : Rome, Athènes et Jérusalem qui représentent les civilisations romaine, grecque et hébraïque. Les Romains nous ont donné avant tout leurs lois (le fameux droit romain), leur sens pratique et leur organisation politique ; les Grecs, leur soif de connaître la sagesse et la philosophie, la liberté et la démocratie ; les Hébreux finalement nous ont transmis leur spiritualité et la connaissance libératrice du seul vrai Dieu. Perdre ce bagage, c'est perdre beaucoup de notre identité. Elle sera difficile à remplacer.

Culturellement nôtre,

Olivier Perret

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BIBLIOGRAPHIE:

Références communes aux trois civilisations:

Archéologie et histoire (en espagnol) in https://www.historiayarqueologia.com/ 

Revue d'histoire (en espagnol) in https://revistadehistoria.es 

1) ROME:

Virgile, L'Enéide (livre gratuit disponible en espagnol in: https://www.ataun.net/BIBLIOTECAGRATUITA/Clásicos%20en%20Español/Virgilio/La%20Eneida.pdf . Plus d'information in: https://www.historiayarqueologia.com/2017/10/50-libros-de-historia-de-grecia-y-roma.html, publié par Historia y Arqueología in www.historiayarqueologia.com)

Pierre Grimal, La civilisation romaine, in: https://assets.espapdf.com/b/Pierre%20Grimal/La%20civilizacion%20romana%20(3988)/La%20civilizacion%20romana%20-%20Pierre%20Grimal.pdf  (également en espagnol) qui cite une abondante bibliographie

Jérôme Carcopino, La vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire, Librairie Hachette, Paris (Réf. 23.2154.5)

Ronald Syme, The Roman Revolution, 2ème ed. Oxford, 1962. Traduction française de R. Stuveras, Paris 1967

2) ATHÈNES:

Homère, L'Iliade et l'Odyssée in: https://www.traduccionliteraria.org/biblib/H/H102.pdf (Ilíada p. 79-383 - Odisea p. 384-617)

Ch. Seignobos: Historia de la civilización antigua: Oriente, Grecia y Roma: in https://cdigital.dgb.uanl.mx/la/1020131965/1020131965.PDF 

Robert Flacelière, La vie quotidiene en Grèce au siècle de Périclès, Librairie Hachette, Paris 1959 et 1980 (Ref. 23.0866.6)

César Vidal, Por qué soy cristiano, Collection Planeta Testimonio, Barcelone, 2008 (p. 214: démocratie grecque, expérience qui échoua en Grèce au 5ème siècle avant Jésus-Christ; p. 197-205: le christianisme préserva la culture)

Musique: Música en la Antigua Grecia, in https://revistadehistoria.es/musica-en-la-antigua-grecia/ (Pablo Eugenio Rodríguez Vázquez, 15.05.2017)

3) JÉRUSALEM:

Biblia Hebraica Stuttgartensia, Verkleinerte Ausgabe, Stuttgart 1984

La Torah, in https://fr.wikipedia.org/wiki/Torah 

Choix de Bibles, traductions et langues, in https://www.biblegateway.com/?language=es 

Daniel Robs, La vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus, Librairie Hachette, Paris (Réf. 23.0854.02)

Marek Dospèl, Who Tells the Truth-the Bible or Archaeology? The struggle for the true history of ancient Israel, in https://www.biblicalarchaeology.org/daily/archaeology-today/biblical-archaeology-topics/truth-bible-or-archaeology / (15.05.2017)

Archéologie biblique, in https://www.biblicalarchaeology.org/ 

Informations et aussi nouvelles, in https://www.haaretz.com/archaeology/1.787712 

César Vidal, El Talmud, Alianza Editorial 978-84-206-3786-0, in https://www.cesarvidal.com 

Ibid. Jesús y los manuscritos del Mar Muerto, Booket 978-84-08-07042-9

Ibid. Textos para la historia del pueblo judío, Ediciones Cátedra 978-84-376-1360-4

Ibid. Diccionario histórico del cristianismo, Editorial Verbo Divino 978-84-8169-102-3

Ibid. Diccionario de las tres religiones monoteístas (judaísmo, cristianismo e islam), Alianza Editorial 978-84-206-0618-7

Ibid. Los primeros cristianos, Editorial Planeta 978-84-08-08865-3

Vidéo: Hebrew as the World's Oldest Alphabet, in https://www.youtube.com/watch?v=lYQZIoo2Xl4 

Quelques commentaires...

J'ai aimé ce que tu as dit sur Jérusalem. Le blog est clair, sans redondances et tu t'exprimes très bien! (David Picard, Suisse, 08.11.2019)

Ton blog est super. J'ai aimé ton résumé des civilisations qui font notre adn, parfait raccourci vers l'essentiel pour un homme « pressé et ignorant » comme moi. Très intéressant, comme le carré SATOR. Je lis que la 3e guerre laissera suffisamment de survivants pour en faire une 4e.. eh ben, bonjour l'enseignement de l'Histoire.. l'homme n'est décidemment pas si malin qu'il le prétend. Sympa la louve d'Avenches.. clin d'oeil à Aventicum ! (Martial Meystre, Suisse - 08.07.2018)

J'ai jeté un oeil au blog, il est bien plus complet et tu lui as fait un joli lifting depuis ma dernière visite! Bien joué. (Ellinor Dunning, Suisse - 14.05.2018)

Excellent (Pascal Perret, Suisse - 22.04.2018)

J'ai reconnu la plume de l'historien dans ces textes. (Muriel Schreck, Suisse - 25.03.2018)

J'ai lu l'article sur ton site Olivier: j'ai appris des choses! (Jean Thirion, France - 22.01.2018)

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